mardi 2 octobre 2007

Un vrai gentleman petéaram name!



Merci à Meddy pour m'avoir conseillé ce bouquin que j'ai dévoté en 4jours
"Cizia Zike" Oro, ou les aventures d'un peté au Costa Rica, vivant du jeu, de l'arnaque, de la drogue, de la contrebande et des putes.....énorme!

1 commentaire:

LGP a dit…

Si tu dois lire qu'un bouquin cette année essaie celui là Lauss!
DJ Daudet

Cizia Zykë
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Cizia Zykë est un aventurier et écrivain français né en 1949 au Maroc.

Fils un légionnaire français d’origine albanaise et d’une mère grecque, Cizia Zykë passe son enfance à Taroudant au Maroc. Sa famille s’installe à Bordeaux lorsque le Maroc gagne son indépendance en 1956.

L’adolescence de Zykë est mouvementée. Ses activités au sein d’un gang de jeunes délinquants lui valent de nombreux ennuis judiciaires, dont deux séjours à la prison du château du Hâ. Il décide de quitter la France à l’âge de dix-sept ans. Les autorités refusent cependant de lui délivrer un passeport, ce qui pousse Zykë à s’engager dans la Légion étrangère lors de la Guerre des Six Jours. Hélas, son rêve de partir de la France à tout prix est détruit lorsque son contingent est dissous après seulement trois mois.

Zykë parvient finalement à obtenir un passeport en 1967 et part rejoindre son oncle installé en Argentine. Pendant les trois années qu’il passera en Amérique du Sud, il acquiert une fortune considérable (dans le commerce d’objets d’art précolombien) et une passion immodérée pour les jeux de hasard.

Zykë s’installe à Toronto en octobre 1970. Il y prend la direction d’un restaurant italien, puis se spécialise dans l’organisation de jeux de hasard clandestins et dans la récupération forcée de dettes. Survivant de justesse à une tentative d’assassinat par le chef d’un gang rival, Zykë se réfugie en Suisse en 1973.

Toxicomane, il voyage souvent à Amsterdam pendant cette période-là pour se procurer de la drogue. Après une overdose d’héroïne, il décide de partir en Afrique du Nord où il finit par organiser un commerce extrêmement lucratif de voitures d’occasion. Malgré la corruption omniprésente qui lui facilite ses transactions pas toujours légales, il est finalement arrêté à Bamako en 1975 et confronté à une longue liste de chefs d’accusation. Il obtient avec difficulté une libération sous caution et en profite pour quitter l’Afrique en catastrophe.

Pendant les trois années suivantes, Zykë et sa compagne parcourent les Caraïbes. Leur fils naît en 1978 mais meurt subitement à l’âge d’un an seulement. Le couple, atterré par cette tragédie, plonge dans la vie nocturne des casinos de Hong Kong et de Macao et échoue sans un rond au Costa Rica en 1980.

Intéressé par les histoires de chercheurs d’or vivant illégalement dans la réserve naturelle de Corcovado, sur la péninsule d’Osa, Zykë s’associe à plusieurs d’entre eux et réussit après un certain temps à fonder un holding – légal cette fois - d’exploitation d’or à grande échelle. L’impact environnemental de sa mine et les relations difficiles qu’il entretient avec la population et la classe politique locales finissent cependant par entraîner sa chute en 1983. Menacé de longues années de prison, il s'enfuit vers le Panama en emportant sur lui trois kilos d’or.

De retour en France, il écrit Oro, qui relate ses aventures au Costa Rica, et le publie en 1985. Il publie Sahara (sur ses aventures en Afrique du Nord) et Parodie (sur son séjour au Canada), qui complèteront sa trilogie autobiographique, en 1986 et 1987. Ces trois livres ont été traduits en plusieurs langues et restent encore aujourd’hui ses œuvres les plus célèbres. Zykë y offre une perspective insolite et humoristique sur les pays où il a vécu et sur ses sempiternels ennuis judiciarires. Zykë affirme que tous les événements qu’il a décrits dans Oro, Sahara et Parodie sont « rigoureusement authentiques ».[1]

Jusqu’en 1991, Zykë vit en Thaïlande, où il s’entraîne à la boxe thaïe, et en Australie, où il gère à nouveau une mine d’or. Il sera suivi en Australie par une équipe de télévision française. Le reportage « Cizia Zykë, gentilhomme de fortune », est diffusé pour la première fois en 1987. Pendant tout son séjour en Asie du Sud-Est, Zykë continue à publier régulièrement des romans, dont aucun n’a cependant réussi à répéter le succès commercial d’Oro.

En 1991, Zykë retourne en France et se prépare à visiter l’Albanie, pays d’origine de son père, qui vit à cette époque le chaos qui a suivi la chute du régime communiste. Zykë y passera trois ans. Le fruit de son séjour en Albanie seront trois romans – Les Aigles, Requiem et Rédemption – et le film documentaire Kanoun réalisé avec Piro Milkani.